
Toute typologie a ses limites. Cependant, je vous propose une classification utile fondée sur trois séquences de l’évolution de notre société : les pré-modernes, les modernes et les post-modernes.
L’esprit des pré-modernes est régi par la pensée magique et la Foi en des religions dogmatiques. Les valeurs de la féodalité y sont omniprésentes. C’est le règne du clan et de la loi du plus fort où domine le patriarche. L’élément des pré-modernes est la terre. La propriété terrienne est symbole de puissance.
Les modernes construisent leur identité dans le paradigme économique. Ils recherchent la richesse économique et l’argent. Ils se rangent du côté de la morale des puissants, développent un comportement individualiste mâtiné de paternalisme. La science et la technologie se substituent au symbolique.
Les post-modernes voient la richesse selon un autre prisme spatio-temporel. Leurs préoccupations vont davantage vers la mixité culturelle, la résolution pacifique des conflits, les préoccupations environnementales. Ils bâtissent la société informationnelle. Ils raisonnent de façon globale, ce qui leur permet de naviguer avec aisance dans la complexité et attribuent beaucoup d’importance au temps. Leurs valeurs clés sont la responsabilité, l’éthique et le développement. La question du sens fait son grand retour.
Je vous propose maintenant d’associer sept niveaux de leadership à ces trois grandes évolutions.
Chez les pré-modernes, nous trouvons deux niveaux de leadership.
Du côté des modernes,
Les post-modernes font émerger trois autres niveaux de leadership.
Après vingt ans d’accompagnement des dirigeants, il semblerait que les leaders se répartissent dans les proportions suivantes : compétiteur (5%), médiateur (12%), expert (38%), réalisateur (30%), stratège (10%), énacteur (4%), alchimiste (1%).
De votre point de vue, à quel niveau situez-vous vos dirigeants ? Et à quel niveau pensez-vous qu’ils devraient se trouver en fonction de votre connaissance des enjeux de votre organisation ? Que vous inspirent les écarts observés s’il y en a ?